27
jan
2009
Le très haut débit : un marché en ébullition
By Valentin COLLIEZ. Posted in Non classé, Telecoms 2008 | No Comments »
Les 11 & 12 décembre dernier, Sprint a participé au salon Telecoms 2008 au Park Hyatt, Paris-Vendôme. Nous vous proposons donc une série d’articles traitant de divers thèmes du secteur des Télécoms abordés lors du salon.
Le très haut débit : un marché en ébullition

Le fibre optique est LE support de l'Internet Très Haut Débit
Afin de satisfaire les demandes de plus en plus importantes des internautes en matière de débit, surtout dans le sens montant (upload), l’ADSL commence à décliner pour laisser place au très haut débit. Ce dernier représente un secteur d’investissement très convoité pour les opérateurs, spécialement en ce qui concerne « the last mile », les derniers mètres de fibre jusqu’à la prise chez l’utilisateur. Et les façons de faire ne sont pas nécessairement les mêmes entre les différents opérateurs. Voici un extrait de l’entretien qu’on a fait avec Paul Corbel, directeur général de SFR Business Team :
Valentin : « Nous avons vu lors de la conférence hier que Free était pour le déploiement de la fibre optique « bout à bout », Numéricâble a opté pour une technologie hybride fibre + câble coaxial, tandis que SFR et Orange se sont mis d’accord sur le « Gpon ». Pouvez-vous nous en dire plus ? »
Paul Corbel : « Je ne m’y connais pas très bien, mais en gros, la technologie Gpon consiste à relier par l’intermédiaire d’une seule fibre optique un point de mutualisation qui reste encore à définir, puis chaque maison par un autre câble qui serait mutuel aux opérateurs. Free ne veut pas suivre cette technique, mais ce qu’elle ne comprend pas, c’est que la technique bout en bout est presque impossible à mettre en place dans les bourreaux d’une part, et beaucoup plus chère d’autre part. (…) »
Valentin : « Comment SFR compte-t-il s’investir pour trouver un arrangement entre opérateurs et lancer de manière officielle et claire le déploiement de la fibre optique ? »
Paul Corbel : « SFR est prête à partager la fibre dans le Last Mile : le raccordement entre le point de mutualisation et chaque foyer. C’est bien pour cela qu’on a fait un accord avec Orange, et on invite vivement Free et Numéricâble à nous rejoindre aussi dans cette même logique. »
Les technologies pour déployer la fibre optique sont donc bien différentes, et chacune présente des avantages et des inconvénients. L’avance qu’a France Télécom par rapport à ses concurrents, puisqu’elle possède déjà la majorité des fourreaux, est en pleine polémique. L’ARCEP ne s’est pas encore prononcée à ce sujet, mais elle encourage en revanche tous les opérateurs pour unifier leurs efforts et rattraper le retard qu’a la France par rapport au Japon et aux États-Unis par exemple : 13 millions d’abonnés japonais disposent déjà du très haut débit, alors que France Télécom ne compte que 17000 abonnés à titre expérimental. Numéricâble semble avoir un peu d’avance dans ce domaine, avec 4 millions de clients reliés dont trois quart déjà en 100Mo/s. Numéricâble a d’ailleurs rejoint Orange et SFR dans leur accord de mutualisation des derniers mètres de fibre, suite à une réunion le 16 décembre dernier où le président de l’ARCEP, Eric BESSON et six opérateurs étaient présents.

Rappelons que MVNO signifie Mobile Virtual Network Operator. Il s’agit d’un opérateur télécom vendant des minutes de communication, qui ne possède ni son infrastructure, ni de spectre de fréquence (les fameuses licences vendues si cher lors du passage à la 3G). Il achète tout simplement ses minutes « en gros » à l’opérateur classique (Bouygues Télécom, Orange ou SFR) dont il dépend. Il existe 9 MVNO indépendants qui représentent : 5% des abonnés, 2,5% de parts de marchés et seulement 1,4% des minutes consommées.
Au Japon, la TV mobile est déjà répandue.
