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Il est difficile d’avoir des informations fiables sur le futur projet de loi création et internet, tant les promoteurs de la loi comme ses détracteurs utilisent des arguments teintés de mauvaise foi. Je ne vais pas à nouveau parler du contenu de la loi, vous devez sans doute déjà le connaitre (si ce n’est pas le cas, consultez cet excellent article publié sur maitre-eolas.fr ), mais parler des conséquences et des raisons du futur échec de cette loi.

Attardons nous tout d’abord sur le premier article du projet de loi

1° Une mission d’encouragement au développement de l’offre commerciale légale et d’observation de l’utilisation illicite ou licite des œuvres et des objets auxquels est attaché un droit d’auteur ou un droit voisin sur les réseaux de communications électroniques utilisés pour la fourniture de services de communication au public en ligne

HADOPI aurait donc pour but de promouvoir le développement de l’offre légale. La principale raison du futur échec de cette loi est qu’elle part d’un postulat erroné : l’offre légale ne se développe pas car le piratage existe et le projet de loi fournira les outils pour dissuader les pirates. Ce postulat est absurde pour deux raisons. La première est que le problème ne vient pas du piratage mais bien de l’absence d’offre légale simple et compétitive (ceux qui comme moi ont déjà acheté de la musique ou des films sur internet doivent savoir de quoi je parle), et que comparé à la simplicité, la souplesse et la richesse du catalogue des logiciels P2P, l’offre parait bien pâlichonne. La seconde est que l’histoire des logiciels P2P a montré leur capacité d’adaptation face aux situations nouvelles (passage d’un réseau centralisé à un réseau décentralisé, et bientôt d’un réseau décentralisé à un réseau décentralisé crypté). Les pirates continueront donc à pirater. Cette loi est à la fois un gâchis économique et un gâchis de temps. Au lieu de gaspiller ses efforts à faire passer des lois inutiles, les majors feraient mieux de s’entendre et de proposer une offre globale compétitive.

J’en ai déjà parlé dans mes précédents articles et je le répète, la seule solution possible est de proposer des abonnements illimités, avec un catalogue aussi fournit que les réseaux P2P, à un prix raisonnable. Une petite mise en perspective s’impose pour comprendre le pourquoi de cette affirmation. Tout d’abord, le piratage a toujours existé. Quand j’étais jeune, je copiais des cassettes et les distribuaient à mes amis, tout le monde faisait ça d’ailleurs, et le marché de la musique se portait quand même très bien. La raison en est simple, on copiait un produit ni meilleur ni moins bien que l’original, on le reproduisait simplement de manière identique, et cela prenait du temps. Il était plus compliqué de pirater que d’acheter une cassette dans une grande surface, et le catalogue de cassette des amis était moins important que celui d’une grande surface. L’offre pirate, bien qu’à un prix attractif, était moins attrayante pour des raisons de choix, d’investissement personnel et de simplicité.

Or si l’on reproduit ce schéma sur la musique on-line, on se rend compte de trois choses, le prix d’un morceau pirate est plus attractif, d’une qualité meilleure (qualité sonore identique mais possibilité d’en faire l’usage que l’on veut, ce que je considère comme une qualité meilleure), et le choix est plus vaste. Premier point donc, qui montre la supériorité du piratage sur l’offre légale et qui explique qu’elle soit aussi attractive. Et quand l’offre pirate est meilleure que l’offre légale sur tous les points (prix, choix, qualité), il est temps de se poser les bonnes questions. Mais même si les majors baissaient les prix, enlevaient les DRM (ce qu’ils ont presque fait) et proposaient un catalogue exhaustif, l’opération ne marcherait toujours pas pour une raison très simple: les modes de consommation de musique ont évolués.

Nous ne sommes plus sur le modèle économique des années 80-90 basé sur la vente d’albums et de single à l’unité, où l’on piochait dans la discothèque familial et où on se contentait des musiques que l’on avait en stock. La génération internet s’est habituée à consommer du contenu (à fortiori de la musique) à la demande. Ceci est la conséquence de la dématérialisation des supports (papier pour les journaux, CD pour la musique…) qui a changé nos habitudes de consommation, les internautes veulent accéder à un contenu précis quand ils en ont envie, gratuitement ou à un tarif raisonnable pour les contenus à forte valeur ajoutée (la musique fait partie de ces contenus). Un morceau nous passe par la tête ? Nous voulons tout de suite l’écouter. Et nous en revenons au succès de Deezer et Spotify, qui proposent ce mode de consommation tout à fait adapté à internet.

Partant de ce constat, il est grand temps que les majors repensent leur modèle économique, au lieu de repenser l’arsenal législatif. Car ce qui est en train d’être voté, en plus d’être inefficace, est dangereux. Les problèmes liés à l’application de la loi on très vite étaient pointés par les détracteurs (une ligne = plusieurs utilisateurs, qui punir ?), et le législateur a choisit la solution bulldozer: on condamne le propriétaire de la ligne, coupable de ne pas avoir su surveiller l’utilisation de sa ligne. Et pas de connexion internet à domicile est selon moi un vrai handicap social, notamment pour les jeunes. On s’en rend compte surtout lors des pannes d’internet à domicile. Je n’insisterai pas sur le rôle indispensable d’internet pour avoir ses emplois du temps, ses résultats, de répondre aux employeurs rapidement pour les demandes de stages…

Un logiciel comme Spotify permettra un jour de transférer de manière illimité de la musique sur un baladeur moyennant un abonnement de 10€/mois. Ce jour marquera la fin du piratage.

A lire aussi: http://fr.techcrunch.com/2009/04/01/voler-de-la-musique-est-ce-vraiment-mal/

 

22

mar

2009

[CeBit] Une journée au CeBit

By Baptiste. Posted in Non classé | No Comments »

Sprint était dernièrement au plus grand salon européen de l’électronique, le CeBit, qui a lieu chaque année à Hannovre. Le CeBit est le rendez-vous incontournable de toutes les personnes qui s’intéressent de près ou de loin aux nouvelles technologies. Récit d’une journée sur ce salon gigantesque.

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La Confédération Nationale des Junior-Entreprises établit un classement des J.E. à la suite de l’audit annuel permettant de s’assurer de la qualité du suivi d’études des 140 structures du mouvement. Sont contrôlés lors de cet audit l’organisation et la trésorerie de la Junior-Entreprise, afin de garantir un haut niveau de qualité au sein du mouvement des J.E.

Sprint est fière de vous annoncer sa nomination dans les 30 meilleures Junior-Entreprises de France de l’année 2009 suite à la campagne d’audit 2008-2009. Cette liste des meilleures J.E. du mouvement a été dévoilée suite à l’Assemblée Générale des Présidents qui s’est déroulée le 14 mars 2009 à Grenoble.

Les 30 meilleures J.E. de France sont éligibles au Prix d’Excellence des Junior-Entreprises, prix récompensant la meilleure Junior-Entreprise de France parmi les 140 structures du mouvement. Sprint avait remporté ce prix en 2001, et est de nouveau en course pour le Prix d’Excellence de 2009 !

 

black-out

Le projet de loi “Création et Internet” ou “HADOPI” a été voté au Sénat le 30 octobre 2008 et sera bientôt examiné à l’Assemblée nationale. Il a pour objet de mettre en oeuvre la “riposte graduée” visant à couper l’accès aux internautes suspectés de partage d’oeuvres sans autorisation.

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5

mar

2009

Tout le CeBit en live

By Baptiste. Posted in CeBit | No Comments »

Du 3 au 8 mars aura lieu le CeBit à Hannovre, le plus grand salon sur l’électronique d’Europe.

Dès demain matin, et jusqu’à dimanche, l’équipe blog de Sprint couvrira l’évènement. Les nouveautés, nos coups de coeurs, nos coups de gueules, les grandes tendances du marché, vous suivrez l’évènement comme si vous y étiez.

Parce que les grandes tendances de demain se dessinent aujourd’hui sur ce salon, restez connectés et suivez cet évènement en direct.

 

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