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23

nov

2008

Internet mobile: mythe ou réalité ?

By Baptiste. Posted in Non classé | 8 Comments »

A voir la guerre que se livrent les opérateurs sur les différentes licences , l’internet mobile sera clairement l’un des principaux enjeux de ces prochaines années dans le domaine des télécoms . Toujours plus de débits, toujours plus de services et toujours plus loin, les promesses sont nombreuses. Mais peuvent-elles être tenues ?

L’iphone, bien plus que de révolutionner la téléphonie en terme d’ergonomie, a surtout révolutionné les usages que l’on faisait de son téléphone. En imposant aux différents opérateurs de proposer des forfaits data illimités, ce sont bien de nouveaux usages orientés sur le multimédia mobiles qui sont apparus. A part les hommes d’affaires, qui relevait ses mails sur son téléphone il y a encore à peine un an ? Très peu de monde.

Oui, l’internet mobile est aujourd’hui une réalité sur les terminaux compatibles. Les couvertures réseaux 3G sont à présent tout à fait correctes et proposent en dépit des différents bridages [1] des débits satisfaisants. Ce sont aujourd’hui de nouveaux usages qui sont apparus avec des systèmes de localisation et de guidage couplant puce GPS et puce 3G afin de proposer une expérience utilisateur optimale (voir l’exemple de Google Maps).

Concernant les technologies, 3 technologies se disputent actuellement le marché de l’internet mobile.

-la technologie EDGE, relativement ancienne et qui montre très vite ses limites. Les débits sont limités à 384 kb/s. Son principal attrait est son coût de déploiement très faible qui permet aujourd’hui une couverture nationale. Quoiqu’en dise les opérateurs (ou les fabricants comme Apple), cette technologie est aujourd’hui obsolète. La faute à un débit trop faible et une grande instabilité du réseau lors de déplacement à haute vitesse.

-La 3G+ . Evolution de la 3G, elle permet d’atteindre des débits de 7,2 Mb/s théoriques. Cette technologie marche très bien et permet d’avoir une navigation fluide dans les zones de couverture en dépit du bridage effectué par Orange. Elle est de plus très stable à haute vitesse (même à 300 km/H). Son principal inconvénient réside dans son coup de déploiement très important.

Couverture orange

Couverture orange 3G

-Le Wimax. C’est une technologie qui regroupe plusieurs standards et qui, de par son architecture, est similaire au Wifi : une antenne centrale gère les connexions des périphériques autour. La principale différence est la portée qui peut atteindre plusieurs dizaines de kilomètre. Cette technologie est très prometteuse mais n’est pas encore déployée à grande échelle.

Les deux dernières technologies seront en concurrence dans le cadre du surf sur ordinateur portable. La 3G aura probablement une meilleure couverture mais restera chère alors que le Wimax sera bien meilleur sur le marché.

Peut-on aujourd’hui surfer n’importe-où depuis son ordi portable ?

Les réseaux des différents opérateurs, notamment Orange, se sont beaucoup développés cette année. Pour Orange (dont je parle car j’ai un forfait data chez eux), la réponse est oui. Toutes les grandes villes et la plupart des autoroutes sont couverts aujourd’hui par la 3G, le Edge prenant le relais lorsqu’il n’y a plus de couverture. Le principal inconvénient reste encore et toujours le prix, bien trop élevé.

L’autre question porte que la capacité des réseaux à absorber un nombre toujours plus important d’utilisateurs. Les bridages pratiqués par Orange révèlent que l’opérateur est incapable d’absorber l’intégralité des utilisateurs au débit normal en 3G+ . Quelle est la capacité réelle des réseaux ? La balle est dans le camp d’Orange, ces données n’étant bien sûr pas rendues publiques.

Le bridage est expliqué par le fait que les utilisateurs n’aient pas besoin de plus de débit par rapport aux services existants proposés . C’est exact dans l’absolu mais cette affirmation est en réalité absurde. Quid des futurs services demandant plus de bandes passantes ? Souvenez-vous en 2002 quand nous n’avions encore que des connexions 512 kb/s alors que les lignes pouvaient supporter jusqu’à 8mb/s. Les opérateurs invoquaient alors le même argument. L’expérience a montré que l’augmentation des débits a permis l’émergence de nouveaux services comme la vidéo en ligne ou encore des designs bien plus travaillés (et lourds) qui n’auraient pas été viables avec des débits plus faibles.

Oui, il faut augmenter les débits afin de permettre le développement de nouveaux usages nomades. L’internet mobile avec la 3G+ est une réalité qui a encore besoin de mûrir  afin de proposer une meilleure expérience en terme d’usage, notamment en libérant les débits. Concernant le Wimax, il faudra encore attendre un peu.

[1] Pour plus d’infos sur le bridage, vous pouvez lire cet article: http://www.iphon.fr/post/2008/08/26/Bridage-orange-3GSuite

[2] Pour la carte complète: http://couverture-reseau.orange.fr/france/netenmap.php

Baptiste is
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8 Responses to “Internet mobile: mythe ou réalité ?”

  1. 1
    Pablo Says:

    En effet le bridage des opérateurs, notamment de Orange (j’ai un Iphone chez eux) est assez pénnible, même si on ne se rend pas compte souvent quand ça arrive c’est très énervant. Il faudra encore attendre que les opérateurs veuillent bien se décider à investier pour installer la 3G+ au niveau national… Mais peut être que quand ce jour arrivera nous aurons la 4G?? Et on retombera sur même problème du débit, juste cette fois-ci les chiffres auront changé.

    Pour ce qui est des nouveaux services rendus possibles grâce au jumelage GPS-3G+ (notamment sur l’Iphone), il me semble que là il existe un monde plein de possibilités encore hélàs inexploités par les entreprises et les départements marketing. Grâce à l’appstore on peut découvrir plein de nouvelles applications qui jusqu’à il y a pas si longtemps nous semblaient de la pure Science fiction: comme par exemple mobicarbu qui permet de trouver les stations services les moins chères dans un rayon de 5 à 20 km de la position actuelle. Et ceci n’est qu’un exemple du potentiel des applications mobiles qui jonglent le GPS et la 3G+. Même si toutes les entreprises ne se sont pas encore lancés dans la création d’applications pour Iphone ou de façon plus générale pour mobiles, la course est lancée!!!

  2. 2
    Lex Says:

    Le WIMAX constituera le remplaçant de la 3G+ (enfin 3G vu les bridages). C’est pourquoi on le cite déjà comme 4G. Mais cette technologie, pas si nouvelle que ça, met beaucoup de temps à arriver.
    De plus il va palier à un problème de la 3G qui est son temps d’accès (par exemple aux pages web) lent comparativement à celui de l’ADSL.
    Le retard dans le developpemnt d’applications gourmande en bande passante est aussi due à la taille de l’écran des mobiles. L’application doit donc être très simple et demande donc un peu moins de débit.

  3. 3
    François-Xavier Says:

    C’est intéressant cette histoire de réseaux internet mobiles. En effet, internet est devenu une technologie dont on peut à peine se passer, actualisant notre boîte mail en moyenne 3 fois par jour et utilisant les services de renseignements en lignes pour un oui ou pour un non. Mais finalement, cette technologie sans fil n’est viable que pour un très petit nombre de téléphones mobiles. J’ai moi même un Sony Ericsson relativement bas de gamme avec un des forfaits Orange Origami. Effectivement, et c’est un des arguments de vente de ces forfaits, je peux surfer en illimité sur Internet, en utilisant la technologie 3G. Néanmoins, la qualité d’affichage des sites, le rendu vidéo et le temps d’actualisation des pages sont médiocres.

    Il ne faut pas se tromper d’objet, je crois, pour la course aux réseaux internet mobiles. Pour la plupart des gens, ça reste le dernier « gadget à la mode », offrant la potentialité de services qui relevaient, comme l’a dit Pablo, de la science fiction il y a quelques années. Mais comme partout, il faut s’offrir les services « pros » des différents opérateurs pour connaître les réels intérêts et enjeux de cette technologie. Et ces services pros sont très chers. Que ce soit l’iPhone (qui vendu sans forfait coûte la bagatelle de 600 euros, le prix d’un ordinateur entrée de gamme), les Blackberrys, les HTC touch (Diamond ou pros), ou même tout simplement les forfaits téléphones, rien de tout ça n’est vraiment accessible au consommateur moyen.

    En cette période de « crise » (mot que l’on est forcé de prendre avec des pincettes), il est assez malsain de voir que les prix des services augmentent pour une technologie dont on peut, somme toute, se passer. Développement de technologies primordiales, ou création d’un besoin ? Comment faisait t’on il y a 10 ans pour se retrouver dans une ville, pour chercher des horaires de train ou pour connaître l’état de ses comptes en banques ?

  4. 4
    baptiste Says:

    Je ne suis pas d’accord avec le fait que ce ne soit pas accessible au consommateur moyen. Le but des opérateur est de refiler des forfaits le plus cher possible (l’origami fait parti des forfaits cher) en vendant les portables très peu cher.
    L’iphone 16Gb est maintenant à 149€ avec un forfait origami star à 33€/mois sur un engagement de 12 mois. Le forfait revient à environ 400€ par an. Le cout du portable est aujourd’hui bien plus faible que le cout du forfait, voir dérisoire sur des engagements de 24 mois (en comparaison).

    Concernant le gadget à la mode, tu as raisons. J’étais tombé sur des études qui montraient que les gens se servaient peu des fonctionnalités multimédia.
    Quiconque a déjà surfé sur un téléphone mobile comprendra: c’est très désagréable. Les téléphones se prêtent par contre très bien à l’usage mail, qui bien que gadget, m’à déjà rendu bien des services.

    Le prix des services de base reste stable, personne n’oblige le consommateur à en changer. Création d’un besoin ? Sans doute, la question est en tout cas très pertinente.

  5. 5
    Pablo Says:

    J’ai vu vos commentaires, Fox et Lex, et je ne peux pas rester sans dire que justement maintenant le défis est aussi bien du côté de l’opérateur afin d’améliorer la bande passante pour avoir une expérience utilisateur plus proche de l’adsl; mais le défis se trouve aussi bien du côté des constructeurs, car quand même 80 à 90% de l’expérience utilisateur varie en fonction du téléphone et de l’écran. Et de ce côté là, chez Apple ils ont su créer un produit vraiment novateur : l’Iphone. Et non pas autant parce qu’il s’agit du produit ayant les meilleures prestations, car l’Iphone est loin d’être parfait, il ne peut pas lire les MMS, il ne supporte pas flash et bien d’autres remarques on pourrait lui faire à ce téléphone. Mais ils ont réussi à créer un produit, évolution d’un excellant produit déjà existant (l’Ipod), qui offre à l’utilisateur une expérience très satisfaisante dès la première minute d’utilisation et ce que ce soit en tant que téléphone, Iphone, navigateur ou mail. Et je pense que ce n’est pas anodin qu’aujourd’hui tous les grands constructeurs de téléphones portables soient en train de lancer leur Iphone.

    Je pense aussi qu’aujourd’hui nous retrouvons dans l’Iphone le paradoxe qui est arrivé au PC avec Windows au début des années 90. L’Iphone comme ce fut le cas pour les PC dotés de Windows n’est pas le produit avec les meilleures caractéristiques du marché, néanmoins il a conquis le marché en mettant en avant le côté facile à utiliser comme ce fut le cas de Windows à l’époque. Je pense que chez Palo Alto ils ont bien réussi le coup deux fois, d’abord avec l’Ipod et maintenant avec l’Iphone. Juste un dernier commentaire: l’Iphone n’as pas baissé son prix depuis son lancement alors que ses homologues (HTC diamond par exemple) ont du faire chuter leur prix afin de pouvoir les vendre. Je pense que cela montre bien tout l’ingénuité du produit qu’est l’Iphone.

  6. 6
    baptiste Says:

    L’iphone est un très bon téléphone, encore meilleur depuis la baisse de prix. La différence de prix entre la version 1 et la version 3G, plus évolué, est impressionnante. Une nouvelle baisse de prix d’environ 100€ a eu lieu il y a 2 semaines sur la version 3G d’orange. La stratégie est clairement de viser le mass-market en baissant les prix afin d’en écouler le plus grand nombre, quitte à rogner sur les marges.
    Au niveau expérience utilisateur, c’est une révolution.
    Mais pourquoi le copier-coller tarde autant à arriver ?

    Concernant le confort de navigations sur téléphone, le défis vient non seulement des fabricants de téléphone et des opérateurs pour la qualité des réseaux, mais également, et on l’oublie souvent, des développeurs d’applications tierces et de sites web. A ce jour, très peu de sites sont optimisés pour une navigations sur un écran de téléphone portable, et même la dernière des technologies ne pourra rien y changer: les webmasters doivent adapter leurs sites aux portables.

    Note: Pour le blog de Sprint, utilisez les flux RSS pour la lecture sur téléphone portable

  7. 7
    yoann Says:

    Pour revenir sur le commentaire précédent, le Iphone est aux antipodes d’une révolution de l’expérience utilisateur. En effet, comment envoyer des MMS sans jailbreaké son iphone? Comment prendre des vidéos, ou encore mettre la sonnerie de ton choix en tant que sonnerie? Comment prendre des photos sympa avec une appareil qui, on peut le dire est une catastrophe… Je suis possesseur d’un iphone, ex possesseur du N95 (le « iphone killer ») et il était tellement plus simple de le personnaliser, l’optique karl zeis et son capteur 5Méga pixel, ses vidéo en 640×480, son main libre de haut standing (je le regrette presque..) … Le iphone est une révolution en terme d’ergonomie et a inscrit le début du web mobile. C’est juste un excellent ipod qui embarque un module de téléphonie. Le iphone a des lacunes à combler, et même sa baisse de prix qui fais avaler à apple des profits anémiques (quoi que je ne me fait pas de soucis sur les royalties marginales qui se font sur les forfaits..) ne suffira pas selon moi à en faire un téléphone révolutionnaire. Peut être que cette baisse des prix présage la sortie d’un iphone 3??

  8. 8
    GiorGio Says:

    Je ne suis pas d’accord avec la remarque de Baptiste concernant la mauvaise prise en mains du net sur les téléphones mobiles. En tout cas en ce qui concerne le Iphone. Personnellement je ne trouve pas désagréable de surfer avec mon Iphone même si c’est évidement moins simple qu’avec un ordinateur. Mais tout habitué du Iphone doit savoir que la navigation s’avère assez facilitée lorsque l’on tient l’appareil horizontalement. En effet l’écran se met alors à pivoter laissant alors un écran plus large et des caractères plus gros. En ce qui me concerne la navigation mobile sur le Iphone me convient même si cliquer sur le bon lien n’est pas toujours évident. Il faut aussi noter que les Iphones et les blackberrys ont l’avantage de posséder un clavier azerty ou qwerty ce qui facilite aussi énormément la navigation.

    En fin pour revenir sur la remarque de Fox : « Comment faisait-on il y a 10 ans pour se retrouver dans une ville, pour chercher des horaires de train ou pour connaître l’état de ses comptes en banques ? »
    Je ne suis pas d’accord avec ce type de remarque parce qu’elles viennent de la pensée : « je me débrouillais très bien avant » alors que selon moi la vérité est que l’on s’était habitué à la difficulté et qu’on faisait avec bien que cela soit désagréable. Mais le besoin était là et notre vie est facilitée aujourd’hui.
    À titre d’exemple je parlerai du téléphone portable (pour rester dans le sujet). Beaucoup de gens font aussi la remarque : « comment faisait-on avant ?» Et bien la réponse est que pour un rendez-vous par exemple on se donnait l’heure et le point de rencontre et quand il y avait un contretemps on pouvait être bien embêté. Pour illustrer, l’un arrive à l’heure et l’autre n’arrive pas. Ça peut être parce qu’il a du retard, parce qu’il a un empêchement, parce qu’ils se sont mal compris sur l’heure ou sur le point de rendez-vous. Dans tous les cas il suffisait que l’absent ne soit pas chez lui pour qu’il n’y ait pas moyen de savoir ce qui le retenait, même par le biais d’un téléphone public. Et il ne restait plus qu’à la personne qui attendait de continuer d’attendre ou de partir.
    Je pense que le besoin ne vient pas seulement de l’impossibilité de faire quelque chose mais aussi de la difficulté de la faire.

  9.  

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