Les termes On-Demand application, Application Service Provider (ASP) et désormais Software As A Service (SAAS) ont la cote de nos jours. A quelle(s) réalité(s) renvoient-ils ? Quelles distinctions doit-on faire entre ces « concepts » ?
Tous trois s’inscrivent dans une logique de proposer le service qui correspond le mieux au besoin du client : c’est le On-Demand.
Ils désignent la famille des logiciels hébergés. Il y a bien eu une révolution : celle de commercialiser une application sous forme de service en ligne. Ces trois concepts participent à cette révolution.
Les distinctions concernant l’ASP et le SAAS sont principalement techniques. Le SAAS est un « ASP particulier ». A la différence de l’ASP, les applications déployées sur le modèle SAAS intègrent dès l’origine la technologie web et sont optimisées pour être utilisées par internet. L’offre applicative sous la forme SAAS est entièrement hébergée et infogérée par l’éditeur, alors que l’hébergement est externalisé par les auteurs d’outils ASP.
Economies et sécurité :
Les éditeurs d’application tel Microsoft investissent dans le SAAS, cette vision « Software + services » est pour eux l’avenir de leur métier. Chez Microsoft c’est le Business Online Production Services (BPOS) qui est « On the cloud », pour faire référence au cloud computing, une autre forme de SAAS. L’éditeur américain proposera bientôt Sharepoint comme un service à destination des entreprises. Cette offre se déclinera dans deux suites : standard et premium.
Le SAAS peut-être un facteur de réduction des coûts dans les entreprises qui trop souvent ignorent leurs coûts informatiques. Cette période de crise est un accélérateur pour le développement du SAAS.
Les conditions de réussite pour le SAAS résident dans la sécurité et la qualité des réseaux. Mais des questions subsistent, notamment quant à l’intégrité du réseau de l’entreprise dans un contexte SAAS.
Sylvain is
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février 11th, 2009 at 1:38
Un autre gros frein est la sécurité des données :
- Protégées par contrat, protégées informatiquement, cela n’enlève pas l’éternel problème qu’il est très difficile pour l’entreprise cliente de savoir s’il y a des indiscrétions ou des fuites d’informations dans l’entreprise d’infogérence. La corruption existe toujours, un employé mal payé est toujours pret à dévoiler quelques petits secret contre plusieurs mois de salaire. Autant c’est plutôt facile de s’en rendre compte en interne, car on soupçonne vite les coupables, autant en externe cela relève de la mission impossible.
Et quand on voit les salaires des techniciens réseaux de datacenter (1500€ net en moyenne) et qu’on voit la valeur des informations contenues dans les ERP infogérés comme SAP, on peux craindre le pire. Comme disait un ancien responsable de la DST : en matière d’espionnage industriel, votre principale faiblesse, c’est la femme de ménage (qui passe dans tous les bureaux dans la soirée).